" Laissez, laissez mon coeur s'enivrer d'un mensonge.
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe.
Et sommeiller longtemps à l'ombre de vos cils. " (Beaudelaire)
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" Laissez, laissez mon coeur s'enivrer d'un mensonge.
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe.
Et sommeiller longtemps à l'ombre de vos cils. " (Beaudelaire)
Je suis aussi contre les sèche-linges, et surtout contre l'interdiction
d'étendre son linge sur le balcon !
J'aime bien voir le linge propre flotter au-dessus du monde.....
ça m'arrive de ne pas vouloir penser ce que pensent mes pensées, pourtant je pense que ces pensées me
réflèchissent autant que la pensée de pas vouloir les penser.
A une époque
Sauf a écrit : qu'on ne peut pas écrire, décrire, ce qui fait trop mal..
Hicham a écrit : que pour savoir comment être vivant, il faut savoir comment on
"est" face à sa mort, savoir l'idée que nous en avons.
Je vais quand-même essayer de décrire que voilà :
Quand j'étais enfant, devant ma crainte de la mort, mon père me disait : "Tu n'as pas à avoir peur, puisque la peur, la
souffrance, font partie de la vie, et qu'une fois qu'on est mort on n'est plus en vie, donc on ne peut plus en souffrir.."
Je me rappelle avoir réflèchi longuement à ça... Et ma tête comprenait, je voyait bien que c'est logique, mais la peur n'est pas partie.
Plus tard, presqu'adulte, pendant toute une période, l'idée et la peur de la mort m'engloutissaient.. j'y pensais j'y pensais,
essayant de trouver des solutions, ou une façon de voir qui atténuerait ma peur... Mais plus j'y pensais, plus la peur se faisait présent, la mort se faisait présent, comme un monstre noir
effrayant et de plus en plus grand, qui prenait ma présence en otage.
En repensant à cette phrase de Hicham, je me rends
compte que la mort est toujours ce monstre noir pour moi.. la peur n'a jamais été bien loin; peur de me perdre dans ce trou noir.. et une vie figée à cause de cela.
Oui, sa façon d'être à la vie dépend bien de sa façon d'être à la mort, dans l'idée qu'on en a, mais surtout selon l'apaisement qu'on peut trouver dans cette idée...
Et vous, comment vous vous en sortez face à l'idée, la certitude même, de sa mort? Après tout c'est ce qui nous attend tous dans
plus ou moins longtemps.
Si ma question vous paraît macabre, je peux la poser autrement :
De quelle façon cette idée vous permet-elle de Vivre, d'être , d'exister??
Bon, ceci n'est pas un "tag" , lol, mais si parmi les quelques lecteurs qui passent par là il y en a qui ont quelquechose à en dire.... après tout, pourquoi ce sujet est si tabou, du moins
de façon personnelle?
Ce blog qui devait être comme un "carnet de bord" au départ, a fini par mener sa propre existence, devenir
un deuxième moi.
Oui, je me sens double:
ya le net, troublant miroir de la vie dans ma tête, mes pensées,
mes espoirs, mes rêveries..
reflet de ce que j'aurais pu être, si...
puis
ya le flou, trouble vie concrète;
la lessive, les courses, la petite qui crie.
l'isolement qui se répète
le froid, les pannes, les deux bouts
qui ne se joignent pas.

Tout le monde veut acheter ces Barbapapas
!
Seraient-ils en voie
de disparition?
Moins c'est.. cher...
et
moins c'est bon
et plus ça dure..
loooooooooooong
temps
l'estime et l'amour tout comme l'argent
je ne sais qu'en dépenser, et même en jeter par la fenêtre
parfois on m'en donne,
mais je n'ai jamais su en gagner.
C'est dommage que je ne sois pas réligieuse. Une vie de "bonne soeur" me conviendrait plutôt bien. Vivre loin de tout et tous, avec juste les
éléments comme compagnie, le jardin à cultiver, et rechauffer son coeur au soleil ou au feu de bois. Remarque, il suffirait d'appeler le soleil "dieu", et voilà, le tour est joué. Peut-être
qu'on m'y accepterait.
Et au lieu d'être une marginale, isolée, paumée, je serais une "Sainte".
Cool.
Il me laisse devant le magasin. Un grand bazar, deux étages d'articles pas cher. Sous le porche, près de la porte d'entrée, un SDF s'est installé et demande des sous. Il lui dit :
" attends, je reviens." Devant la porte du magasin il me fait une bise sur la joue, une sorte d'hommage? Je suis comme somnambule. Je reste plantée là,
je le regarde s'éloigner, donner des pièces et un sourire au SDF, puis partir. Sans se retourner. Le SDF, lui, me voit. J'entre dans le magasin.
Je cherche partout, dans tous les rayons, les bibelots, les vêtements, les bijoux, les jouets, les assiettes et les verres, les chaussettes. Au rez-de-chaussée, et à
l' étage.
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